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19 avril 2006

OSS 117 - Le Caire, nid d'espion

Date de sortie : 19 Avril 2006
Réalisé par Michel Hazanavicius
Avec Jean Dujardin, Bérénice Bejo, Aure Atika
Film français. Genre : Comédie, Espionnage, Action
Durée : 1h 39min. Année de production : 2005

Ok, j'avoue que je me foule pas trop, et merci allociné : "Égypte, 1955, le Caire est un véritable nid d'espions. Tout le monde se méfie de tout le monde, tout le monde complote contre tout le monde : Anglais, Français, Soviétiques, la famille du Roi déchu Farouk qui veut retrouver son trône, les Aigles de Kheops, secte religieuse qui veut prendre le pouvoir. Le Président de la République Française, Monsieur René Coty, envoie son arme maîtresse mettre de l'ordre dans cette pétaudière au bord du chaos : Hubert Bonisseur de la Bath, dit OSS 117."

Bon, et alors ? Alors... il faut aimer sacrément l'humour décallé et le 2e degré pour aller voir ce "Brice Bond" à la française, sauce "Grand blond à la chaussure noire", peut-être même pire encore ! Jean Dujardin joue ici un crétin fini, capable de sortir une connerie à la seconde, mais arrogant, viril et beau gosse (tant qu'il ferme sa gueule et qu'il ne sourit pas comme un niais) : bref, l'espion qui met les pieds dans le plat. Et il je joue bien ! Je me demande juste si ce personnage était sensé être aussi stupide dans les livres écrits par Jean Bruce. En tout cas le sens de l'auto-dérision et l'auto-critique (sur la période colonialiste) est bel et bien là.

Donc, il faut aimer l'humour un peu 'niais'... et personnellement dans le cas présent j'ai adoré. Voir OSS 117 allumer / éteindre / allumer la lumière de l'élevage de volaille qui lui sert de couverture pour faire piailler / se taire / piailler les volatiles est l'exemple du type de gags que vous trouverez dans ce film. Pendant tout le film.
Et faut bien le dire... que du bonheur !!!

05 avril 2006

Enfermés dehors

Date de sortie : 05 Avril 2006
Réalisé par Albert Dupontel
Avec Albert Dupontel, Claude Perron, Nicolas Marie
Film français. Genre : Comédie
Durée : 1h 28min. Année de production : 2005

Rhâââh ! Qu'il est bon ce film !!! Et pourtant, je n'ai pas toujours été très fan de Dupontel. Par exemple, dans Bernie, je n'ai retenu que deux passages : celui où il bouffe la tête du canarie (en représailles ? me souviens plus) et déclare "ce qui est chiant dans le canari - *recrache un truc* - c'est le bec !" et celui où il lime sa pelle sur un rail de 4 voies dans sa voiture...

Bref. Enfermés dehors est donc un délire magistral, à recommander ! Pour plein de raisons. D'abord, parce que un film sur les SDF qui arrive à faire rire, déjà, respect. Tout en dépeignant la situation sans faux semblants, s'entend ! Ensuite, parce que si le personnage principal joué par Dupontel sniffe de la colle, hey bien le spectateur aussi... et les effets de l'hallucinogène sur le film sont carrément excellents, que ce soit visuellement ou dans le scénario ! Les idées qui germent dans l'esprit défoncé du type sont extraordinaire de bon sens... pour lui ;)

Mais au fait, de quoi ça parle ? De ça : un SDF trouve l'uniforme d'un flic. Alors qu'il va le rapporter au commisariat le plus proche, il se fait foutre dehors "poliment" comme le dernier des malpropres (heuh, qu'il est). Enfermé dehors, il lorgne la cafét' des flics, et c'est là que lui vient l'idée de génie : revêtir la tenue et aller manger à l'oeil... première des péripéties les plus rocambolesques de ce flic complètement trash et décallé.

Une merveillle !

L'âge de glace 2

Date de sortie : 05 Avril 2006
Réalisé par Carlos Saldanha
Avec Gérard Lanvin, Elie Semoun, Vincent Cassel
Film américain. Genre : Animation
Durée : 1h 26min. Année de production : 2005
Titre original : Ice Age 2 : The Meltdown

Revoilà le mamouth, le tigre et le paresseux dans un monde en pleine décomposition... et surtout, surtout ! revoilà Scrat, le petit rongeur obsédé par le ramassage des glands (tiens, d'ailleurs, j'ai pas vu de chêne dans ce film...) Parce qu'il faut bien avouer que déjà dans le permier opus, il n'y avait que lui qui faisait le spectacle et justifiait de regarder l'ensemble (si, si). Eh bien, vous ne serez pas dépaysé, dans ce n° 2 c'est pareil ! Enfin, en fait, c'est pire.

Parce que autant le premier scénario (qui tenait la route) était un peu léger en terme de gags comparés à ceux de Scrat, ce qui faisait sentir comme un léger déséquilibre dans la cohésion de l'ensemble, autant le scénario n° 2 est vraiment naze (il se résume à une marche forcée pour sortir d'un cirque de glace en train de fondre, le mamouth est en voie d'extinction, ah non, y'a encore une femelle, du coup et hop une histoire d'amour à 2 euros 6 centimes entre les deux, et maintenant voilà une pseudo arche de Noé qui va sauver tout le monde de l'innondation... waaaa ça tient sur une coquille de noix ! Pardon, sur un gland). Le décalage est d'autant plus fragrant que les péripéties de Scrat sont encore plus... délirantes (Tex Avery n'aurait pas renié ce petit écureuil !). Heureusement, les deux opposums apportent un peu d'oxygène à ce film stéréotypé...

Bref, assez désolant... on peut faire un montage avec que du Scrat s'il vous plaît ? Merci.

Jean-Philippe

Date de sortie : 05 Avril 2006
Réalisé par Laurent Tuel
Avec Fabrice Luchini, Johnny Hallyday, Jackie Berroyer
Film français. Genre : Comédie
Durée : 1h 30min. Année de production : 2005

Une fois n'est pas coutume, le résumé d'allociné colle parfaitement à ce que j'aurais dire de l'histoire : "Fabrice, cadre moyen, est un fan absolu de Johnny Hallyday, peut-être même le plus grand... Mais un jour, il se réveille dans une réalité différente, un monde parallèle où Johnny n'existe pas.
Perdu, orphelin, il se met alors à la recherche de Jean-Philippe Smet, pour savoir ce qu'il est devenu dans cette autre dimension, et lorsqu'il le retrouve enfin, c'est pour découvrir un patron de bowling, un type comme les autres qui n'est jamais devenu une star. Fabrice n'a plus qu'un seul but : ressusciter son idole, réveiller le "Johnny" qui sommeille en Jean-Philippe. Mais Jean-Philippe peut-il devenir en quelques mois ce que Johnny Hallyday a mis des années à construire ? Les deux compères ont 40 ans de "Johnny" à rattraper ! (...)"

Maintenant passons au plus intéressant : mais que vaut ce film ? Eh, bien moi je répondrais, "son pesant d'or" !!! Non pas que je sois fan de Johnny - j'en ai la culture française de base, avec les hits incontournables et les infos people - et peut-être même : justement ! Car ce film ne s'adresse pas exclusivement aux fans... les morceaux choisis dans le film vous sont nécessairement connus, et si Fabrice Luchini est incollable sur la carrière de Johnny, vous n'avez pas besoin de l'être pour apprécier ce film.

Croisez quelqu'un dans la rue, demandez-lui s'il connaît Johnny Hallyday... ce serait impensable qu'il vous réponde par la négative. Et c'est pourtant bien le cas dans cette réalité parallèle où Fabrice atterrit dans ce film ! Un pan entier de la culture française qui s'effondre (et je ne plaisante pas)... ça vous ferait tout bizarre, non ? Alors ce film est bien construit et touchant, parfois très drôle avec des clins d'oeil jubilatoires, les acteurs sont fidèles à eux-mêmes (puisqu'ils se jouent eux-mêmes... dans une certaine mesure !), même Luchini n'est pas "saoulant" puisqu'il joue le péquin lambda !

A voir !

29 mars 2006

La doublure

Date de sortie : 29 Mars 2006
Réalisé par Francis Veber
Avec Gad Elmaleh, Daniel Auteuil, Alice Taglioni
Film français. Genre : Comédie
Durée : 1h 25min. Année de production : 2005

Voilà un film dans la plus belle tradition de la comédie française ! Quiproquos en veux-tu en voilà, nombre de petites situations fort sympathiques... assurément vous aurez le sourire à voir ce film assez court mais très bien ficelé, et bien servi par une pléiade de comédiens hors-pairs.

Pour l'histoire, vite fait, lisons un peu ce que raocnte allocine.fr : "Surpris par un paparazzi avec Eléna, sa maîtresse, un top model superbe, le milliardaire Pierre Levasseur tente d'éviter un divorce sanglant en inventant un mensonge invraisemblable. Il profite de la présence sur la photo, d'un passant, François Pignon, pour affirmer à sa femme qu'Eléna n'est pas avec lui, mais avec Pignon. (...)" Et de la belle Eléna de devoir s'installer chez le petit monsieur Pignon...

Un film charmant, attachant, à voir pour passer un bon moment.

22 mars 2006

La planète blanche

Date de sortie : 22 Mars 2006
Réalisé par Thierry Piantanida, Thierry Ragobert
Avec Jean-Louis Etienne
Film canadien, français. Genre : Documentaire
Durée : 1h 26min. Année de production : 2004

La planète blanche est un film qui surfe sur la vague du documentaire animalier français... si vous voyez ce que je veux dire :). Et pour ce qui est d'en prendre plein la vue des espaces blancs balayés par les vents glaciaux, vous en aurez pour votre argent ! La photo est formidable, et la musique de Bruno Coulais (qui avait déjà signé avec grand succès celle de Microcosmos) est enchanteresse...

Au-delà des belles images quasiment exemptes de scénario (et c'est peut-être pas plus mal...) si ce n'est de l'alternance des saisons, c'est le message d'alerte que nous retiendrons... ce film est un témoignage d'un environnement et d'animaux exceptionnels mis en danger par l'homme. Une mémoire pour l'humanité... pour qu'elle contemple la conséquence de ses actes.

Cependant j'ajouterais que la naration est quasiment exempte de drames... et pourtant dans cet environnement désolé, les prédateurs doivent s'en donner à coeur joie ! Seules deux scènes de chasse (dont l'une par un ours blanc sur un jeune phoque) sont montrées. Bref, un film un peu "mièvre" à mon goût... contemplatif, dirons-nous.

15 mars 2006

Renaissance

Date de sortie : 15 Mars 2006
Réalisé par Christian Volckman
Avec Robert Dauney, Crystal Shepherd-Cross, Isabelle Van Waes
Film français. Genre : Animation
Durée : 1h 35min. Année de production : 2006

"Renaissance" a pour lui d'être français (cocorico), étonnant et inovant graphiquement (tout en noir et blanc, l'animation fait dans le jamais vu - on n'aime ou on n'aime pas, mais ça marque !), et... et c'est tout. Je n'ai pas vraiment été emballée par le scénario SF, qui bien que pas complètement niais a contre lui d'être un peu convenu... pour une lectrice de SF, évidemment. Rien de neuf, donc, reste à profiter des images !

Pour l'histoire, vite fait : dans un Paris futuriste et magnifique de 2054, une jeune scientifique spécialisée dans la génétique et travaillant pour la société-pieuvre Avalon est kidnapée. Son travail révolutionaire est au coeur de toutes les convoitises... c'est ce que va découvrir le policier Karas, dont on suit l'enquête dans le film.

Dans l'ensemble, un film "qui se laisse voir", ... plus à voir par curiosité pour son esthétisme.

08 mars 2006

Underworld 2 - evolution

Date de sortie : 08 Mars 2006
Réalisé par Len Wiseman
Avec Kate Beckinsale, Scott Speedman, Tony Curran
Film américain. Genre : Fantastique, Action
Durée : 1h 46min.
Année de production : 2004
Titre original : Underworld : evolution

Vous aviez vu le premier opus, vous aviez aimé l'esthétisme de série B à budget matrixiel, la présentation de l'éternelle rivalité vampires / lycans, et vous étiez ravis de voir le n° 2 sortir sur nos écrans... moi aussi. Mais l'opus n°2 m'a fait ni chaud ni froid, et pour cause : c'est un n° 2 on ne peut plus dans la lignée d'un n°2, pas trop raté, mais pas trop réussi non plus !

Pour : l'action dès le début, pas de temps morts, des combats forts sympathiques, une photo toujours aussi sympathique et sombre pour les amateurs du genre...

Contre : l'histoire d'amour nunuche qui se développe (qu'on avait fort heureusement évité au 1er épisode), la scène d'amûuuur trop lisse (600 ans d'expérience et elle se le baise même pas à la sauvage ?!?) , la scène de combat final bien trop brève (le "boss de fin" est un rigolo ou quoi ???), et puis finalement, *baillement*, c'est un peu long... même si le film ne dure que 1h46.

Mi-figue, mi-raisin, je saute mon tour et retrouve le DVD du premier épisode !

15 février 2006

Bubba Ho-Tep

Date de sortie : 15 Février 2006
Réalisé par Don Coscarelli
Avec Bruce Campbell, Ossie Davis, Ella Joyce
Film américain. Genre : Comédie, Fantastique
Durée : 1h 32min. Année de production : 2003

Bubba Ho-Tep est un film complètement décallé : il associe le genre "film d'horreur humoristique avec petits budgets et donc petits effets spéciaux type série B" et "réflexion sur le thème de la vieillesse et la mort". Vous l'avez compris, ce film n'est pas ordinaire...

Reprennons. Le véritable Elvis Prestley n'est pas mort... ou en tout cas, Sebastian Haff prétend que non puisque c'est lui !!! Cependant, les beaux jours ne sont plus : vieillard, amorphe, apathique, il passe ses journées couché sur son lit dans un asile de vieux / fous du fin fond de l'amérique profonde... La mort y est coutumière, vu l'état des pensionnaires. Cependant, certaines morts semblent étranges, et Elvis mène l'enquête. Avec un autre pensionnaire - un vieux Black qui se prend pour Kennedy ! - ils vont démasquer le tueur : rien de moins qu'une momie sous le joug d'une malédiction ! A eux deux, ils décident de sauver l'asile du monstre hideux...

Moralité : j'ai beaucoup apprécié ce décallage, et même si mine de rien, le discours n'est pas facile (la décrépitude n'est pas franchement aisé à aborder, alors dans un pseudo-film d'horreur, pensez-vous...) mais traité de la plus belle des façons, tout en conservant de grands moments d'humour !
Un bon moment de "ciné-B".

21 décembre 2005

La vérité nue

Date de sortie : 21 Décembre 2005
Réalisé par Atom Egoyan
Avec Kevin Bacon, Colin Firth, Alison Lohman
Film américain. Genre : Thriller, Drame
Durée : 1h 47min.
Année de production : 2004
Titre original : Where the truth lies
Fin des années 60 : au sommet de leur carrière, un duo décapant de comiques anime le téléthon dans un show incroyable de plus de 35 heures... mais à la fin de l'émission, une jeune femme est retrouvée morte dans leur suite. Le scandale met fin à leur collaboration... 15 ans après, une jeune journaliste prometteuse tente de percer à jour le mystère.

Voilà un polard enlevé, frais, avec de l'humour et du noir, mais aussi des couleurs très seventies, dans lequel vous pouvez plonger et vous laisser guider par le réalisateur, qui a très bien mené sa barque !... jusqu'à la fin, un peu facile, mais on ne lui en voudra pas. Fort sympathique.

Le monde de Narnia

Date de sortie : 21 Décembre 2005
Réalisé par Andrew Adamson
Avec Georgie Henley, Skandar Keynes, Anna Popplewell
Film américain. Genre : Fantastique, Aventure
Durée : 2h 20min. Année de production : 2004
Titre original : The Chronicles of Narnia : The Lion, the Witch and the Wardrobe

On va faire vite fait bien fait : images de synthèse des animaux particulièrement réussies, mais film pour enfants de moins de 8 ans. Pourrait aussi être renommé "Le monde de Gnanrgnan" pour les personnes qui ne font pas partie de la classe d'âge cible. *Baillement*...

14 décembre 2005

Gentille

Date de sortie : 14 Décembre 2005
Réalisé par Sophie Fillières
Avec Emmanuelle Devos, Lambert Wilson, Bruno Todeschini
Film français. Genre : Comédie
Durée : 1h 42min.
Année de production : 2004

Argh, un film... gentil ? Non : doucement décallé. Comme les personnages mis en scène. Allez, je me foule pas : pour le résumé, AlloCiné va faire ça mieux que moi ! "Fontaine Leglou, la trentaine, a tout. Un travail - anesthésiste -, un amour infidèle qu'elle ne quitterait jamais pour son amant, un amant - fidèle lui -, pour qui Fontaine ne quitterait jamais son amour infidèle, un chat, et pourtant... Fontaine a froid aux yeux. Et quand son amour la demande en mariage, elle ne sait ni dire oui, ni dire non. Rien ne va plus..."

Mouais. Dis comme ça, c'est pas révolutionnant, surtout que finalement, c'est pas vraiment ça qui compte... pour moi, ce qui a compté, c'est un regard nu, presque cru, sans jugement, mais qui montre tous les petits décallage de mademoiselle Fontaine par rapport à une société stéréotypée... codifiée... en général : la nôtre. Rien de sensationnel : Fontaine a beau être un peu "gentille", c'est pas criant et ça ne se lit pas forcément sur son visage (quoique... un grand bravo à Emmanuelle Devos). Il y a juste... qu'elle est un brin "ailleurs", qu'elle a du mal à se fixer... Un film qui assurément peu mettre mal à l'aise, tout en nous faisant rire de ces petits travers de la vie.

30 novembre 2005

Harry Potter et la coupe de feu

Date de sortie : 30 Novembre 2005
Réalisé par Mike Newell
Avec Daniel Radcliffe, Emma Watson, Rupert Grint
Film américain. Genre : Fantastique
Durée : 2h 35min.
Année de production : 2005
Titre original : Harry Potter and the Goblet of Fire
Un 4e opus d'un bon niveau général : effets spéciaux sympathiques (mais parfois un peu bâclés), du rythme, un peu d'humour, et un univers qui se noircit avec l'arrivée du grand méchant Voldie... dans l'ensemble, une belle adaptation qu'apprécieront les newbies qui n'ont pas lu le(s) livre(s), mais un peu décevante pour les lecteurs assidus qui ne retrouveront pas les intrigues secondaires de ce 4e tome... peut-être celles-ci seront-elles adaptées pour le tome 5, beaucoup plus lent et moins spectaculaire ? En tout cas, un bon divertissement, même si la palme des adaptations revient toujours au 3e opus.

23 novembre 2005

Palais Royal !


Date de sortie : 23 Novembre 2005
Réalisé par Valérie Lemercier
Avec Valérie Lemercier, Lambert Wilson, Catherine Deneuve
Film français. Genre : Comédie
Durée : 1h 40min. Année de production : 2004

Alors, ça fait rire ?... Eh bien, disons : assez. C'est pas à tomber, mais c'est assez bien vu, cette famille royale inspirée d'un charmant mélange des actualités des familles britaniques et monégasques... dans cet univers pourri (faut bien l'admettre), le personnage de Valérie Lemercier - une ortophoniste assez banale - va se débattre, puis finalement l'utiliser à son avantage... jusqu'à en perdre ses valeurs. Y-a-t-il un message moralisateur dans tout ça ? Bah, vous poserez la question à Valérie Lemercier, moi j'ai pris son film au 1er degré, et certains points m'ont bien fait rire.

09 novembre 2005

Joyeux noël

Date de sortie : 09 Novembre 2005
Réalisé par Christian Carion
Avec Diane Kruger, Benno Fürmann, Guillaume Canet
Film belge, roumain, français, allemand, britannique.
Genre : Drame, Guerre, Historique
Durée : 1h 55min. Année de production : 2004

Voilà un film qui sort du commun... le contexte est historique, le scénario est un assemblage d'histoires vraies romancées, et le résultat est un film sensible loin d'être miévreux !

Décembre 1914 : dans la guerre absurde des tranchées, des hommes meurent au combat dans une logique qui semble complètement absurde aujourd'hui... une vraie boucherie, commandée depuis les lignes arrières, et nourrie par une haine profonde entre les nations en guerre. Dans le contexte actuel d'une Europe unifiée, les textes d'époque récités au début du film par des enfants nous rappellent : que de chemin parcouru entre nos pays !

Et pourtant, en cette veille de noël, les hommes dans les tranchées doutent que la moindre trève soit respectée. C'est alors que se passe l'inimaginable : une tentative de dialogue, le courage de ne pas agir en tant que soldat mais en tant qu'homme, et au final la fraternisation des alliés (Français et Ecossais) avec l'ennemi (les Allemands).

Tout ça sans tomber dans la facilité, et en nous rappelant l'écrasante réalité : la reprise de la guerre, qui s'impose naturellemnt... le système et la logique du conflit qui reprennent leurs droits, et broient sur leur passage les quelques hommes qui ont fait preuve d'humanité.

Un très beau film.

02 novembre 2005

Rencontres à Elizabethtown

Date de sortie : 02 Novembre 2005
Réalisé par Cameron Crowe
Avec Orlando Bloom, Kirsten Dunst, Susan Sarandon
Film américain. Genre : Comédie, Romance
Durée : 2h. Année de production : 2005
Titre original : Elizabethtown

Pas grand chose à dire, ma foi, sur ce film gentillet avec des acteurs sympathiques. Résumons : Première partie : la tentative de suicide. Au début, Drew Baylor (Orlando Bloom) se retrouve du jour au lendemain, non plus le jeune ingénieur prodige de la chaussure, mais le responsable du plus retentissant fiasco qui va ébranler sa vie, au point de tenter le suicide... Sur ce, son papa meurt. Raison de plus pour tout laisser filer ? Eh ben non, notre Drew, en seul homme de la famille, décide de remettre le suicide à dans une semaine, le temps d'enterrer son papa, de s'occuper des détails de la cérémonie, et au passage de soutenir sa maman (avant de lui donner le coup de grâce en se suicidant ?!).

Mais voilà. Son père, il ne le connaît pas vraiment... c'est que les parents sont séparés et le père est mort dans sa ville natale (Ploucville), où lui comme sa mère n'a jamais eu droit de cité. Deuxième partie : La découverte de Ploucville. C'est sans doute la meilleure partie du film...

Troisième partie : la love story guimauve. Heureusement, dans l'avion qui menait à Ploucville, Drew a croisé une fille très sympa (Kirsten Dunst) qui vient elle aussi de Trouducville (une ville voisine de Ploucville), et elle lui a laissé son n°... s'en suit une belle publicité pour les téléphones portables ! Ce que ça peut vous rapprocher ces petits gadgets... bref, elle sait l'écouter et il va s'amouracher d'elle. C'est beau.

Quatrième et dernière partie : le road movie. Conclusion de Kirsten : Drew doit se recontruire. Et pour ça, rien de mieux que de prendre la route (cérémonie initiatique américaine pour devenir un homme ?)... et le voilà parti avec l'urne de papa sur le siège conducteur.

En résumé, un film pas franchement bien construit, sympathique sans plus, un peu contemplatif voir plaplan, mais où, pour la première fois, j'ai vu des sentiments sur le visage d'Orlando Bloom... grâce à un personnage beaucoup moins lisse que ses rôles précédents (et quelques cours de comédie ?).

26 octobre 2005

Combien tu m'aimes ?

Date de sortie : 26 Octobre 2005
Réalisé par Bertrand Blier
Avec
Monica Bellucci, Bernard Campan, Gérard Depardieu
Film français. Genre : Comédie dramatique
Durée : 1h 35min. Année de production : 2005

Le sujet est accrocheur : de l'argent, certainement du sexe, pourquoi pas de l'amour... La pléïade d'acteurs au rendez-vous donne d'ailleurs tout autant envie d'aller le voir, ce film de Blier (une fois n'est pas coutume, vérifiez, je ne suis pas une abonnée régulière du cinéma frânçais). Bien m'en a pris !

L'histoire est tellement simple qu'on aurait pu tous y penser : un mec - pas très mignon, pas très intéressant, avec un boulot banal qui rapporte pas des mille et des cent - gagne au loto, et décide de s'offrir une pute à vie - du moins, tant qu'il aura du fric. Et c'est ainsi que la pulpeuse Daniela accepte de devenir sa femme... avec biensûr toutes les complications qui peuvent découler d'une telle situation : la personnalité "pute" de sa femme, l'entrée en scène de son mac', la question des sentiments et les rapports à l'argent, ...

Dans l'ensemble, on peut reconnaître une certaine réussite : les acteurs sont complètement dans leur rôle, les dialogues sont parfois touchants, parfois drôles, et l'on se laisse mener dans cette petite aventure sans trop s'ennuyer et sans trop se poser de questions. Seule la fin - que je ne vous révèlerais pas - est discutable : le film bascule doublement. A la fois dans un délire cinématographique - les acteurs s'adressent directement au spectateur et toute notion de réalisme de la scène s'échappe -, et dans une fin que certains trouveront amorale (même si moi j'ai adoré la pirouette, bien méritée et qui permet de jetter un autre regard sur les actions de notre adorable gagnant du loto !).

12 octobre 2005

Wallace et Gromit le mystère du lapin-garou

Date de sortie : 12 Octobre 2005
Réalisé par Nick Park, Steve Box
Avec
Helena Bonham Carter, Peter Sallis, Ralph Fiennes
Film américain, britannique. Genre : Animation
Durée : 1h 25min. Année de production : 2003
Titre original : Wallace & Gromit : the curse of the wereabbit

Wallace et Gromit sont de retour ! Si vous ne les connaissez pas déjà, foncez louer leurs précédentes aventures... ces deux petites créatures en pate à modeler vont vous faire craquer et hurler de rire. Et dans ce nouvel opus ? Pareil !...

Dans leur petit patelin anglais, un problème préoccupant toute la population surgit : les lapins pullulent... or, dans quelques jours, se tient le concours annuel de légumes ! Chacun a fait poussé sa courge ou son aubergine géante, et ne tient pas à ce que le moindre lapin y croque... C'est là qu'interviennent Wallace et Gromit, et leur société anti-pesto, qui capture les bestioles. Juqsu'à ce que, plus effrayant que ses cousins, le lapin-garou ne vienne menacer tous les potagers de la ville...

Encore une histoire complètement loufoque, des inventions tordues, des personnages hauts en couleur (et tellement bien vus...), des gags hilarants à l'anglaise, une animation hors pair, des animaux tout mimis... bref, encore un succès ! On apprécie particulièrement que Gromit reste un chien et ne fasse toujours pas un seul bruit, et que ce film ait plusieurs niveaux de lecture qui ne casse en rien le rythme de cette affaire rondement menée... Un premier film digne des cours qui l'ont précédé.

05 octobre 2005

Les frères Grimm

Date de sortie : 05 Octobre 2005
Réalisé par Terry Gilliam
Avec Matt Damon, Heath Ledger, Monica Bellucci
Film britannique. Genre : Fantastique, Aventure
Durée : 1h 59min. Année de production : 2005
Titre original : Brothers Grimm

La bande annonce était alléchante et... damned ! le résultat est mitigé. Pour faire vite, les frères Grimm est une fratrie improbable : un garçon charmant/chareur, et un érudit naïf qui aurait tendance à croire aux comptes de fées, malgré leur métier d'escroc. Car leur spécialité à ces deux-là, c'est la mise en scène des pires peurs des villageois... afin de se positionner ensuite en sauveurs. Jusqu'au jour où la magie fait réellement son entrée dans leur vie...

Le scénar est sympathique quoique quelque peu capilotracté... d'autant plus que les personnages sont très manichéens, et que quand l'un d'eux change son fusil d'épaule et aide les deux compères (alors que jusqu'à présent c'était une belle raclure), franchement, c'est se foutre de notre gueule... D'ailleurs, les français et leur grande armée en prennent plein la tronche aussi ("a slice of Quiche would be nice", lance le général avant de mourrir... mais où va-t-on, là ?!?) histoire de faire de l'antimilitarisme de base, et le personnage de l'italien pervers est tellement lourd qu'on n'a pas envie de le tutoyer. Avait-on vraiment besoin de ça pour raconter cette histoire ?

Au final, on s'est un peu ennuyé, et on regrette que cela ne se termine pas plus mal, histoire que pour une fois le scientifique à lunette puisse se taper l'héroïne (à moins qu'elle ne se fasse les deux ?). Divertissant, sans plus.

28 septembre 2005

Alice

Date de sortie : 28 Septembre 2005
Réalisé par Marco Martins
Avec
Nuno Lopes, Beatriz Batarda, Miguel Guilherme
Film portugais. Genre : Drame
Durée : 1h 42min. Année de production : 2005

Vous avez déjà vu un film portugais ?!?... Eh bien moi je crois que non, jamais. Alors quand celui-ci est sorti, je me suis dit qu'il fallait essayer. Alice est une petite fille qui a disparu à la sortie de la maternelle... il y a déjà plusieurs mois. Mario, son papa, se lance dans une quête obsessionnelle qui lui occupe tout son temps et son esprit : retrouver sa fille. Pour cela, il pose des caméras de surveillance dans les lieux les plus passants de Lisbone, changeant les cassettes jour après jour, les visionnant nuit après nuit,... il scrute les images, les agrandit et les imprime en photo dès qu'une enfant semble correspondre à la physionomie d'Alice.

Mario s'enfonce dans une quête à sens unique... d'ailleurs, pendant au moins 30 minutes, vous n'entendrez même pas la voix de l'acteur ! Le personnage pris dans une spirale, n'écoute pas les conseils de ses amis, en oublie quasiment la souffrance de sa femme,... dans un mouvement permanent qui n'a pour seul objectif de lui permettre de survivre à la disparition de sa fille.

Ce film est magnifiquement interprété, et tourné avec beaucoup de sensibilité (même si les passages de caméra à l'épaule, et l'image volontairement dégradée vous donnent autant la nausée que la cause perdue du papa...). Reste que comme la réalisation est aussi difficile que le sujet, ce film n'est certainement pas facile d'accès. A éviter si vous voulez sourire en sortant du ciné.